La plaisante allergie saisonnière

Dernière mise à jour : 4 oct. 2020

Un de mes fils, adorable progéniture, m'inspire ce jour, un article.

Et bien oui ! Il est allergique aux pollens et graminées.


15 à 20% des Français, d'après l'INSERM. seraient concernés par la rhinite (rhume des foins) ou la conjonctivite allergiques, et 7 à 10% par l'asthme allergique, sans compter le cortège de dermites des prés et de prurit, de diminution de l'odorat, de perte du goût... On voit même apparaître de plus en plus d'allergies croisées: intolérance au pollen entraînant une intolérance alimentaire accrue aux fruits et légumes, par exemple (pomme, kiwis, céleri, sont les plus courants).


L'allergie aux pollens n'est pas nouvelle. Déjà au 5ème siècle avant notre ère, Hippocrate avait identifié l'apparition d'affections saisonnières comme le coryza au printemps. Des allergiques, il y en a donc toujours eu, mais ce qui est nouveau, c'est l'intensité du phénomène.


Ne trouvez-vous pas étrange, que chaque année, nous soyons de plus en plus nombreux à souffrir quand les « spermatozoïdes » des plantes (pollen) se mettent en quête « d'ovules » (le pistil)? Depuis les années 80, la proportion de Français touchés par ce mal saisonnier a plus que doublé.


Explications :

  • La période des pollens s'allonge avec le changement climatique. Elle débute dès la fin de l'hiver, dans un fort redoux entre deux épisodes de neige improbables.  Les premières alertes sont généralement lancées dès la mi-février. Il ne s'agit pourtant là que de la saison des arbres. S'ensuivront la saison des graminées puis celle, dans l'été, des herbacées. Le tout se termine de plus en plus tard, en septembre ou octobre. Ce n'est pas tout: les pollens sont de plus en plus agressifs. Tout ceci rend les allergies plus pénibles et plus difficiles à résorber.

  • La pollution est également responsable. Les spécialistes vous le diront : la pollution de l'air modifie la composition de certains pollens et les rend plus agressifs. C'était un facteur aggravant des allergies, aujourd'hui c'est aussi un facteur de risques. D'abord, l'augmentation de CO2 pousse les plantes à produire plus de pollens. Il y a 20 ans, par exemple, un pied d'ambroisie produisait 5,5 g de pollens, aujourd'hui il en donne le double. Ensuite, les particules protéiques des pollens se « collent » aux particules fines, de diesel principalement, ou d'ozone.

Ces pollens modifiés, mutants, baptisés « polluènes », pénètrent plus profondément dans l'arbre bronchique puis dans nos intestins. Ce phénomène explique en grande partie la progression des allergies : on estime qu'une dose de ces pollens mutants provoque les mêmes symptômes que deux doses de pollens normaux.


  • Ajoutons, enfin, que la détérioration et la baisse de la qualité de l’alimentation en termes d’apports nutritionnels et protecteurs, favorisent une baisse de l’efficacité et un dérèglement du système immunitaire.

Lâchons le mot.....hyperperméabilité intestinale ou dysbiose.

Avec cette hyperperméabilité intestinale, le système immunitaire se dérègle et libère plus d’anticorps, ce qui crée une intolérance aux allergènes, dont les pollens.